MESSE DU 25 OCTOBRE

INTRODUCTION

L’amour de Dieu et du prochain, voilà bien deux concepts -indissociables- que nous connaissons bien dans l’Eglise catholique! Mais est-ce que nous mettons ces deux commandements en pratique, vraiment?

La première lecture, tirée du livre de l’Exode, nous offre des idées bien concrètes pour aimer notre prochain. Bien entendu, ces propositions sont liées au contexte de l’époque… A nous de les adapter à notre vie actuelle!

La prière du psalmiste nous invite à entrer dans la prière de louange qui est une manière de manifester à Dieu notre amour, et de reconnaitre sa Présence agissante dans nos vies.

Bon dimanche!

CHANT

Source : youtube

PREMIÈRE LECTURE

« Si tu accables la veuve et l’orphelin, ma colère s’enflammera » (Ex 22, 20-26)

Lecture du livre de l’Exode

Ainsi parle le Seigneur :
    « Tu n’exploiteras pas l’immigré,
tu ne l’opprimeras pas,
car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.
    Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.
    Si tu les accables et qu’ils crient vers moi,
j’écouterai leur cri.
    Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée :
vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.

    Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple,
à un pauvre parmi tes frères,
tu n’agiras pas envers lui comme un usurier :
tu ne lui imposeras pas d’intérêts.
    Si tu prends en gage le manteau de ton prochain,
tu le lui rendras avant le coucher du soleil.
    C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ;
c’est le manteau dont il s’enveloppe,
la seule couverture qu’il ait pour dormir.
S’il crie vers moi, je l’écouterai,
car moi, je suis compatissant ! »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 17 (18), 2-3, 4.20, 47.51ab)

R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)

Je t’aime, Seigneur, ma force :
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.
Lui m’a dégagé, mis au large,
il m’a libéré, car il m’aime.

Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !
Il donne à son roi de grandes victoires,
il se montre fidèle à son messie.

DEUXIÈME LECTURE

« Vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles afin de servir Dieu et d’attendre son Fils » (1 Th 1, 5c-10)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
    vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous
pour votre bien.
    Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur,
en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves,
avec la joie de l’Esprit Saint.
    Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants
de Macédoine et de Grèce.
    Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce
qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti,
mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout
que nous n’avons pas besoin d’en parler.
    En effet, les gens racontent, à notre sujet,
l’accueil que nous avons reçu chez vous ;
ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu
en vous détournant des idoles,
afin de servir le Dieu vivant et véritable,
    et afin d’attendre des cieux son Fils
qu’il a ressuscité d’entre les morts,
Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout
 ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements
dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

MEDITATION

Voici une Prière « Le Seigneur ne nous demande que deux choses : l’amour de Dieu et l’amour du prochain » extraite du Château Intérieur (Ve demeures – ch. III) de Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), Réformatrice des Couvents Carmélites, Docteur de l’Église Catholique et Sainte patronne de l’Espagne.

La Prière de Sainte Thérèse d’Avila « Le Seigneur ne nous demande que deux choses : l’amour de Dieu et l’amour du prochain » :

« À nous, le Seigneur ne demande que deux choses : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Aimons-nous Dieu ? Nous ne pouvons le savoir, quoiqu’il y ait cependant de grands signes pour en juger. Mais pour ce qui est de reconnaître si nous aimons le prochain, oui, nous le pouvons. Soyez-en certaines, autant vous aurez fait de progrès dans l’amour du prochain, autant vous en aurez fait dans l’amour de Dieu. L’amour que notre Seigneur nous porte est si grand, qu’en récompense de celui que nous avons pour le prochain, il fait croître de mille manières celui que nous avons pour Lui-même : je n’ai aucun doute là-dessus. Puisque la chose est pour nous d’une si grande importance, essayons de bien voir où nous en sommes, et cela jusque dans les plus petites choses, et puis, ne faisons aucun cas de certaines idées – très grandes – qui se présentent à nous en foule dans la prière, sur tout ce que nous proposons de faire et d’entreprendre en faveur du prochain et pour le salut d’une seule âme. Si nos œuvres n’y répondent pas, il est à croire que tout cela restera sans effet. Ainsi soit-il. »

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

CHANT

Source : youtube

POUR UN TEMPS DE DIALOGUE EN FAMILLE :

Deux propositions :

  1. Reprendre la première lecture et réfléchir ensemble : qu’est-ce que ça signifie concrètement pour moi, à mon niveau -enfant, ado, parent… -, aujourd’hui, aimer mon prochain comme moi-même? Vous pouvez fabriquer un petit carton coloré sur lequel vous écrirez chacun vos idées. Dans le coin prière de votre chambre, vous irez le relire de temps en temps, pour voir où vous en êtes, pour le compléter/modifier… Il pourrait aussi vous aider à faire une demande de pardon, à vivre le sacrement de réconciliation… Mais attention : aimer comme soi-même, cela signifie aussi faire preuve de bienveillance envers soi-même… Nous sommes tous désireux d’aimer du mieux que nous pouvons, et pourtant nous n’y arrivons pas toujours… Ce n’est pas grave… L’important est de nous remettre en marche chaque fois que nous avons raté notre cible (c’est l’éthymologie du mot « péché »)!
  2. Relire lentement le psaume en famille et partager : plusieurs images sont évoquées pour parler de Dieu : roc, bouclier, forteresse, libérateur… Y a-t-il une de ces images qui me parle particulièrement? Pourquoi? Quelle image j’ai de Dieu? Est-ce qu’elle me semble juste? Est-ce qu’elle m’aide à L’aimer, à entrer en relation avec Lui?…